Le mythe du candidat parfait
Mercredi 18 avril 2007J-4 avant le 1er tour des présidentielles ! Il faut choisir ! C’est aujourd’hui la Saint Parfait et j’en profite pour vous rappeler que le candidat parfait n’existe pas. Inutile de le chercher, vous ne le trouverez pas parmi les 12. Il faut donc se résoudre, même si c’est difficile pour certains, à élire un président ou une présidente qui a des défauts. Eh si.
François Bayrou ? Bof, le centre-mou consensuel. Sera t’il capable de réformer le pays ? Je me pose sérieusement la question. Mais ce que j’aime beaucoup chez lui c’est son honnêteté et sa volonté de dépasser le clivage gauche-droite.
Ségolène Royal ? Une bécassine qui n’a pas l’air prête à occuper de si hautes fonctions. Son discours très langue de bois et sa voix d’institutrice ne jouent pas en sa faveur. Mais avoir une femme à la tête du pays, ce serait quand même une véritable révolution. Un espoir inédit à l’échelle nationale pourrait naître d’un tel événement. Cela pourrait redonner un élan à notre pays dépressif, comme après la victoire des bleus en 1998. Et puis un gouvernement de gauche a plus de marge de manœuvre pour réformer, car sa présence au pouvoir rend moins susceptibles les groupes syndicaux prêts à descendre dans la rue et à tout bloquer dès que l’ombre d’une décision défavorable pointe le bout de son nez
Nicolas Sarkozy ? Ce futur dictateur même pas français de souche ? L’homme fait peur avec son discours autoritaire. Surtout lorsqu’il évoque la détermination génétique. Je ne suis pas non plus d’accord avec lui sur la discrimination positive, source de frustrations délétères entre communautés. Sarkozy est un gestionnaire : il traite les problèmes. Même si cela ne donne pas de grand objectif commun aux citoyens, cela promet d’être efficace. Il faut avouer qu’il connaît tous ses dossiers sur le bout des doigts. Ce qui me plaît chez lui, c’est qu’il assume totalement ses idées et qu’il sait expliquer précisément leur intérêt concret. Avec lui, finies les phrases alambiquées des politiciens : il va droit au but, sans détour. Son caractère déterminé me semble être un atout pour mener à bien les réformes dont a besoin la France.
Je ne parle ici que du trio de tête. Ce sont les seuls candidats sérieux à mon avis. C’est en tous cas pour l’un de ces trois que je voterai (eh oui j’ai déjà choisi). Je reconnais que le choix est difficile car les programmes de ces 3 là sont dans un mouchoir de poche sur de nombreux thèmes généraux.
Au sujet des 9 autres, certains ont l’air sympathique comme Voynet ou Nihous. Mais je ne comprends toujours pas comment on peut être trotskiste aujourd’hui. Certains candidats, le facteur en tête, proposent à de réels problèmes des solutions pires que le mal, totalement aberrantes d’un point de vue économique et qui ont déjà fait la preuve ne leur inefficacité des centaines de fois de part le monde. De toute façon si l’on en croit les sondages, la révolution n’aura pas lieu cette année.

